Le Ballet Preljocaj arrive à Paris avec sa nouvelle pièce. À partir du jeudi 22 octobre 2026, Soulèvement s’installe au Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt, place du Châtelet, jusqu’au samedi 7 novembre. Créée il y a quinze jours à Aix-en-Provence, la pièce met en scène douze danseurs pendant une heure vingt. Son sujet : la force qui pousse une foule à se lever ensemble.
Plan de l'article
Une création mondiale passée par Aix avant Paris #
La première mondiale a eu lieu au Grand Théâtre de Provence, du 7 au 10 octobre. Fréquence Sud détaille la distribution : douze interprètes et une partition électronique signée Irène Drésel, pour un spectacle d’environ 1 h 20 sans entracte. Pour la compagnie, implantée à Aix, cette étape à domicile sert de rodage avant les grandes scènes.
À Paris, la billetterie est ouverte depuis le 1er septembre. Selon la fiche de la Ville de Paris, la réservation est obligatoire et des tarifs réduits existent pour les moins de 30 ans et les étudiants. La salle est accessible aux personnes en fauteuil et équipée pour les publics malentendants et malvoyants.
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Danser l’élan collectif #
Angelin Preljocaj chorégraphie depuis une quarantaine d’années. Avec Soulèvement, il part des rassemblements spontanés. La présentation officielle parle de « l’énergie collective des grands rassemblements » : sit-in, marches, courses à perdre haleine, larmes. Ce qui l’intéresse, c’est ce qui se passe entre les corps quand une cause commune les réunit : la manière dont chacun s’identifie au groupe, les codes tacites qui s’installent, les liens qui naissent au milieu de la foule.
La note d’intention parle de la rencontre entre utopies sociales et utopies artistiques. À Aix, la presse locale évoque une pièce qui interroge « la force qui unit les gens au-delà de leurs différences ». Il faut y voir une recherche sur le mouvement de masse plutôt qu’un manifeste politique. Comment douze danseurs peuvent-ils figurer une foule ? Quand un geste individuel devient-il un geste partagé ?
Une écriture de groupe
Le sujet prolonge un fil que suivent depuis longtemps les amateurs du chorégraphe : le travail sur l’unisson, les masses qui se forment et se défont, les canons qui traversent le plateau. Sur une pièce de groupe comme celle-ci, l’attention se porte sur la synchronisation. Une marche n’est jamais tout à fait régulière, une course collective a toujours ses retardataires. C’est dans ces décalages que la danse devient lisible.
Si vous dansez vous-même, en cours ou en stage, regardez comment l’espace est occupé. Une foule sur scène, ce sont des trajectoires, des densités, des vides. Repérez les moments où un danseur se détache du groupe, puis y revient. Dans les pièces chorales, c’est souvent là que tout se joue.
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La musique d’Irène Drésel #
Pour la bande-son, Preljocaj fait appel à Irène Drésel, figure de la musique électronique française. Le choix compte. Une musique électronique à pulsation régulière porte bien la répétition, la marche et l’accumulation d’énergie qu’appelle le thème. Fréquence Sud parle de « sons puissants ». Dans la grande salle du Théâtre de la Ville, cette dimension sonore devrait prendre toute sa place.
Préparer sa sortie #
À Paris, jusqu’au 7 novembre
Le Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt se trouve au 2, place du Châtelet, dans le 4e arrondissement. On y accède par les stations Châtelet et Cité. La billetterie répond au 01 42 74 22 77. Une série de deux semaines et demie laisse le temps de choisir sa date, mais les soirées de fin de semaine partent généralement en premier sur ce type de création très attendue. Mieux vaut vérifier les disponibilités sans tarder.
La suite de la tournée
Après Paris, la pièce continue sa route. Elle est notamment attendue le 10 novembre 2026 au Quai 9 de Lanester, dans le Morbihan, d’après l’office de tourisme Lorient Bretagne Sud. Cette salle a déjà accueilli plusieurs créations récentes du chorégraphe, dont Gravité et Winterreise. Pour les publics hors d’Île-de-France, c’est l’occasion de voir la pièce sans monter à la capitale.
Pourquoi y aller #
Il est rare de voir une création aussi fraîche, présentée à Paris à peine deux semaines après sa première. Le spectacle évolue encore au fil des représentations, et les premières dates parisiennes ont souvent cette énergie particulière. Pour un week-end danse à Paris fin octobre, Soulèvement fait partie des propositions les plus marquantes de la saison. On y va pour la puissance du groupe, et on en ressort avec une question : qu’est-ce qui nous fait nous lever ensemble ?




