Suresnes Cités Danse 2027 : Leïla Ka ouvre la 35e édition, Mourad Merzouki la referme avec Récital

C’est l’un des rendez-vous qui ouvrent chaque année la saison chorégraphique en Île-de-France. Le festival Suresnes Cités Danse a dévoilé le programme de sa 35e édition, qui se tiendra du 8 janvier au 4 février 2027 au Théâtre de Suresnes Jean Vilar et à la salle des fêtes de la ville, dans les Hauts-de-Seine. Fidèle à son identité, il fait se croiser danses urbaines et danse contemporaine.

Une édition resserrée autour de treize pièces #

D’après le programme présenté par Sortir à Paris, cette édition réunit 13 pièces chorégraphiques et un battle. Les organisateurs annoncent 14 chorégraphes, 88 interprètes et 32 représentations, séances scolaires comprises.

Le festival reste fidèle à sa formule : des créations, des plateaux partagés qui associent deux compagnies dans une même soirée, et une place laissée à la transmission, avec une pièce culte du hip-hop confiée à une nouvelle génération de danseurs.

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Leïla Ka en ouverture #

C’est Leïla Ka qui lance le festival, du 8 au 10 janvier, avec Lullaby Shot. La chorégraphe revient à Suresnes accompagnée de huit danseuses. Sur une musique électro immersive, les corps « se libèrent des carcans pour s’emparer pleinement de l’espace », décrit la page officielle du spectacle. Réunies en meute ou alignées en rang, les interprètes jouent sur des gestes percussifs et une précision presque militaire.

Le théâtre présente cette pièce comme sa nouvelle création, trois ans après Maldonne, le spectacle qui a fait tourner la chorégraphe dans le monde entier. Une ouverture attendue, tant Leïla Ka s’est imposée comme l’une des signatures les plus suivies de la danse française actuelle.

Le corps hors normes avec Sofiane Chalal #

Les 16 et 17 janvier, Sofiane Chalal présente XXL. Dans ce quatuor, trois danseuses et le chorégraphe lui-même, dits « en surpoids », bousculent les clichés. Selon la présentation du théâtre, la pièce part de gestes quotidiens et d’expériences vécues pour composer une chorégraphie qui joue sur les contrastes : puissance et précision, force et légèreté.

Protégés au départ par leurs costumes comme par une armure, les interprètes abandonnent peu à peu leur carapace. Un temps d’échange avec l’équipe artistique est prévu à l’issue de la représentation du samedi 16 janvier.

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Deux plateaux partagés

Le même week-end, la soirée Danse ta vie associe Un virage pour Jacky, de Magda Kachouche, et Ma boîte à mouvements, de François Lamargot. Les 23 et 24 janvier, Marina Gomes présente Plutôt le feu que les larmes, tandis que Julia Ortola et RickySoul se partagent un programme avec Nexus et Rezistans Sonore.

La house au féminin et un battle #

Le collectif féminin Paradox-Sal apporte sa danse house avec Gentlewoman, les 29 et 30 janvier. Le 31 janvier à 15 heures, le Battle Suresnes Danse réunit plusieurs styles à la salle des fêtes. Un format plus brut, qui rappelle d’où vient une partie des danseurs aujourd’hui programmés sur les grandes scènes.

Autre proposition à la salle des fêtes : Des danses et des luttes, une conférence dansée de Bouziane Bouteldja. Le chorégraphe y retrace l’histoire de danses nées de migrations ou de combats sociaux, du flamenco au pantsula, du hip-hop au voguing. Des danseurs amateurs peuvent rejoindre le spectacle après deux ateliers, indique le théâtre.

Récital, près de trente ans après, pour refermer le festival #

La clôture a valeur de symbole. Les 3 et 4 février, Mourad Merzouki reprend Récital, la pièce fondatrice de la compagnie Käfig, créée en 1998. Plus qu’une simple reprise, la page du spectacle parle d’une « véritable recréation » : le chorégraphe transmet ce spectacle culte, présenté plus de quatre cents fois dans le monde, à une nouvelle génération d’interprètes.

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Sur scène, violons et gestes hip-hop se répondent avec humour. Une façon de rappeler que la danse hip-hop a su, depuis longtemps, investir les scènes de théâtre sans perdre son énergie collective.

Infos pratiques #

Les âges conseillés varient selon les spectacles : XXL et Récital sont proposés dès 7 ans, Mouvement(s) et le battle dès 6 ans. Une navette gratuite relie Paris au théâtre, au départ du 2 avenue Foch, une heure avant la représentation et dans la limite des places disponibles. Elle ne fonctionne pas pour Des danses et des luttes ni pour le battle, tous deux donnés à la salle des fêtes.

Pour qui veut découvrir la danse d’aujourd’hui sans s’y connaître, c’est sans doute l’une des portes d’entrée les plus accessibles de l’hiver : des formats courts, des styles variés et une programmation qui fait se côtoyer têtes d’affiche et jeunes compagnies.

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