C’est l’événement danse de ce mois de novembre à Paris. Benjamin Millepied, ancien directeur de la danse de l’Opéra de Paris et fondateur du L.A. Dance Project, pose ses valises aux Folies Bergère du 9 au 29 novembre 2026 avec non pas une mais trois créations, présentées en alternance dans la mythique salle de la rue Richer. Un ballet inspiré de Barbara, une pièce musicale conçue avec la chanteuse November Ultra et un cabaret contemporain : trois facettes d’un même chorégraphe, réunies sous un même toit.
Plan de l'article
« Barbara, du bout des lèvres » : ouvrir le bal du 9 au 22 novembre #
La première des trois créations s’empare du répertoire de Barbara. Comme le détaille Sortiraparis, le chorégraphe construit la pièce à partir des chansons de la longue dame brune : les interprètes font vivre les thèmes qui traversent son œuvre, de la mémoire à la passion, dans une scénographie épurée où tout repose sur le dialogue entre les mots de la chanteuse, sa musique et la présence des danseurs. La pièce se joue du 9 au 22 novembre, avec des places annoncées à partir de 25 euros.
« Summerland » avec November Ultra : la rencontre la plus attendue #
Du 24 au 29 novembre, place à la création qui fait le plus parler : « Summerland », conçue avec November Ultra, qui compose et interprète la musique sur scène. Le titre fait référence à une ville californienne, et la pièce se déploie dans un espace lumineux inspiré des horizons du plasticien James Turrell, où voix, couleur et mouvement fusionnent.
Les spectateurs du Sud-Ouest ont eu la primeur de cette rencontre : « Summerland » a été créée en septembre au festival Le Temps d’Aimer la Danse à Biarritz, où une séance supplémentaire avait même dû être ajoutée face à la demande. La pièce a également été présentée au festival Romaeuropa avant d’arriver à Paris.
« Move Me Once More » : le cabaret qui bouscule les codes #
Troisième volet du programme, « Move Me Once More » puise dans la tradition du cabaret — un clin d’œil naturel au lieu qui l’accueille. Millepied en signe la chorégraphie et la mise en scène, sur un livret coécrit avec la cinéaste Léa Mysius. L’histoire suit River, incarnée par la comédienne Noée Abita : une jeune femme scrutée dans un monde sous surveillance, dont les souvenirs libèrent une histoire d’amour et font surgir une communauté vivant en marge des règles établies.
Sur scène, danse, performance, roller et pole dance se télescopent, dans des costumes signés Laurie Stark pour Chrome Hearts. La bande-son traverse les générations, d’Édith Piaf à Radiohead en passant par Prince, Sade et Queen. Les places sont annoncées à partir de 35 euros.
Un format pensé pour composer sa soirée #
L’originalité du projet tient aussi à son organisation : les trois spectacles sont présentés en rotation, chacun avec sa propre billetterie, et il est possible de combiner deux représentations dans la même soirée. Une façon de transformer les Folies Bergère, le temps de trois semaines, en véritable maison de la danse où l’on circule d’un univers à l’autre.
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Le calendrier détaillé et la réservation sont disponibles sur le site officiel des Folies Bergère.
Pourquoi il ne faut pas passer à côté
Parce qu’un tel triptyque est rare : voir en trois semaines un ballet hommage à la chanson française, une création musicale portée par l’une des voix les plus singulières de la pop française actuelle et un cabaret narratif mêlant roller et pole dance, c’est embrasser d’un coup tout le spectre de la danse d’aujourd’hui. Et parce que le lieu lui-même fait partie du spectacle : ramener la création chorégraphique contemporaine dans la salle qui vit naître le music-hall parisien, c’est une boucle que Millepied referme avec un sens certain de l’histoire.
Pour les amateurs de danse, le rendez-vous est donc pris : du 9 au 29 novembre, c’est aux Folies Bergère que bat le cœur chorégraphique de la capitale.




