Beat Street Day Battle : seize crews de hip-hop attendus à Bayonne ce dimanche

Ce dimanche 8 novembre, Bayonne devient pour un après-midi l’un des carrefours du breaking et de la danse hip-hop. Le Beat Street Day Battle revient à la salle Lauga avec seize crews venus de plusieurs pays et un jury de premier plan. Un rendez-vous qui confirme la vitalité d’une scène hip-hop qui, d’Uzès à la Côte basque, remplit les salles en ce mois de novembre.

Seize crews et trois heures de battle à la salle Lauga #

Selon Actu Pays Basque, la compétition internationale se déroulera à partir de 15 heures, pour environ trois heures de spectacle. Les seize équipes engagées arrivent notamment de France, d’Angleterre, d’Espagne, de Suisse et du Guatemala. Une affiche qui donne au rendez-vous bayonnais une vraie dimension internationale, rare pour un événement organisé dans une ville moyenne.

Le format retenu est celui du 3×3 : chaque crew aligne trois danseurs face à trois adversaires. Ce format resserré a ses amateurs. Il oblige chaque membre de l’équipe à tenir sa place, interdit de cacher un maillon faible derrière les autres et pousse les crews à soigner leurs routines, ces passages chorégraphiés à plusieurs qui font souvent basculer un duel.

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Un jury qui pèse dans le milieu

À la table des juges, l’organisation a réuni trois noms connus de la culture hip-hop : le danseur et chorégraphe Yaman Okur, le b-boy italien Pesto et Babyson, figure incontournable du hip-hop français. Ce trio aux parcours différents promet des décisions argumentées entre technique au sol, musicalité et présence scénique, les trois critères que les danseurs savent scrutés de près dans ce type de compétition.

Des masterclasses la veille pour les jeunes danseurs #

L’événement ne se résume pas à la compétition. La veille, samedi, les trois membres du jury animeront une série de masterclasses destinées aux jeunes danseurs de la Côte basque. Pour les élèves des écoles et des associations locales, c’est l’occasion rare de travailler leur technique au contact d’artistes reconnus et de profiter de leur expérience, avant de les voir juger le lendemain.

Ce lien entre la scène et la transmission est l’une des forces des battles organisés en région. Les jeunes qui suivent un stage le samedi se retrouvent le dimanche dans les gradins, à regarder de près ce qu’on vient de leur montrer. Beaucoup de vocations naissent ainsi, entre un cours du matin et une finale du soir.

Un mois de novembre chargé pour le hip-hop #

Bayonne n’est pas un cas isolé. Dans le Gard, le mois du hip-hop s’est conclu le dimanche 1er novembre à l’Ombrière d’Uzès avec le Battle Kids Crew vs Crew, présenté comme un nouveau championnat national réservé aux plus jeunes. Midi Libre rapporte que la salle était pleine et que le titre est revenu aux Flow Killerz.

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Ces rendez-vous témoignent d’une discipline qui a gagné en visibilité ces dernières années. Le breaking a quitté les parkings et les halls de gare pour s’installer dans les gymnases, les théâtres et les festivals, sans perdre l’esprit du cercle, où chacun entre à son tour pour répondre à l’adversaire. Les battles de crews restent le cœur de cette culture, parce qu’ils mêlent performance individuelle et esprit d’équipe.

Comment profiter d’un battle quand on n’est pas initié

Pour un spectateur qui découvre, un battle se suit comme un match. Chaque passage est une réponse au précédent : un danseur reprend un mouvement adverse pour le détourner, un autre enchaîne des figures au sol pour imposer son niveau. L’ambiance compte aussi, avec un DJ qui choisit les morceaux au dernier moment et un public qui réagit à chaque figure réussie.

Quelques repères aident à apprécier le spectacle. Les toprocks, ces pas dansés debout, ouvrent généralement un passage. Viennent ensuite les footworks, au ras du sol, puis les power moves, ces rotations spectaculaires qui soulèvent la salle, et enfin les freezes, ces positions figées qui ponctuent la fin d’une phrase musicale. Le jury regarde autant la propreté du geste que sa justesse sur la musique.

Que l’on soit pratiquant, parent d’un jeune danseur ou simple curieux, le Beat Street Day Battle offre ce dimanche une belle porte d’entrée dans la danse hip-hop. Seize crews, trois juges de renom et une salle qui devrait vibrer : de quoi passer un après-midi de novembre au rythme des breaks.

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